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Roland Edzard

 
 
 
 
 
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Roland Edzard
 
Né en 1980, Roland Edzard a vécu à Tamanrasset (Algérie) de 1980 à 1988. Il étudie à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg de 1998 à 2003 puis au Fresnoy de 2004 à 2005. La Plaine, court métrage réalisé en 2004 et sélectionné au Festival du Cinéma à Cannes, reçoit le 3ème prix Cinéfondation.  Au Festival Premiers Plans 2006, le film reçoit le grand prix du Jury pour les films d’écoles Européens. Prix révélation en 2005 au Film européen du film court à Brest, il est présenté en 2005 à Bilbao (Espagne) au Festival international de cinéma et à Belfort dans Entrevues en 2005.
 
Ce jeune réalisateur, primé à Cannes à l’âge de 25 ans, reste sans doute l’une des révélations les plus intéressantes des années à venir. En tout cas prometteur, il s’inscrit dans la lignée d’un Bruno Dumont en offrant des films sans « chichi », « brut de décoffrage », presque naturels.
Avec le concours de Sébastien Heine, Roland Edzard a pu réalisé une série de DVD en série limitée de ses premiers films comme Judas, Ombre, Dormeurs.

 

 
 
 
La plaine
 
La plaine
DVD disponibles à la galerie
exemplaire unique

 

Judas (2002, 35 mm, 6’) + des versions originales non connus du publics

Alger. Des silhouettes traversent l’image pas à pas. Un militaire sort. Puis une vieille femme passe la tête par le pan de la porte et chuchote à l’oreille d’un jeune homme. Peu à peu, une étrange inquiétude agite les personnages et l’on pressent se dessiner un complexe enchevêtrement de relations derrière ces corps qui surgissent de nulle part. Paroles ou silences. Que font-ils ? Que se passent-t-il ? Se passe-t-il réellement quelque chose ? A travers un judas qui se découvre finalement, se racontent les bribes d’une histoire de famille qui traverse le couloir.

 

Dormeurs (2003, vidéo, 7’)

Un rythme semblable uni les dormeurs à la mer. Ce sont des gens qui partent et des gens qui restent, des gens qui ne savent qu’ils s’en vont et que les autres s’en vont, des gens qui ne peuvent pas partir et des passeurs.

 

Ombres (2003, super 8, 10’)

Une scène de violence psychologique et corporelle sans mots. Un travail du son exemplaire. Une texture du film hors du commun. Des angles de vue particuliers. Un travail fantastique, mais qui reste immanquablement douloureux, cette façon qu’à Roland Edzard de montrer les êtres dans leur élément quotidien et d’y inscrire une vérité « vraie », crue et sans tabou, cache déjà le génie de la caméra.

Galerie Heine - 31 quai Rouget de Lisle - 67000 Strasbourg  - - CMS-Light v2.0 © www.WebExpert.ch